Décrit par certains comme le nouvel Eldorado de l’innovation, le marché des objets connectés (IoT pour internet of things) devrait exploser dans les années à venir. Les experts et les différentes études (Idate et Gartner) montrent qu’en 2020 les objets connectés feront partie intégrante de notre vie et seront près de 50 milliards générant plus de trafic sur internet que les humains. Les objets connectés vont envahir notre quotidien. Dans un mode de plus en plus temps réel, il devient nécessaire que les objets qui nous entourent puissent interagir entre eux et avec nous.

Cette mutation, jugée aussi importante que l’avènement de l’internet, est à notre porte et il ne se passe plus une semaine sans qu’une annonce ne soit faite sur les objets connectés et de l’impact sur nos comportements et sur la société.

Mais c’est quoi l’internet des objets ? Et pourquoi, nous ESN, devrions-nous nous y intéresser ?
Nous allons essayer, dans l’article de ce mois, d’expliquer et démystifier ce sujet en répondant à plusieurs questions simples. (Skynet est en marche !)

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# L’IoT c’est quoi ?

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Pour le grand public, la définition des objets connectés est simple : c’est prendre des objets de tous les jours : fourchettes, toasteurs, portes, réfrigérateurs, voitures… et de les barder de capteurs et de circuits électroniques pour les rendre connectés à un réseau (internet ou autre), leurs permettant ainsi de communiquer entre eux ou avec nous.

Concrètement il s’agit de milliards d’objets connectés et potentiellement intelligents, qui communiqueraient pour transmettre à des systèmes d’information distants (smartphone, tablette, Cloud ou Datacenter par exemple) un état, une consommation, une position, une température, une alerte, une vitesse, etc. Tous les appareils du quotidien sont susceptibles d’être des objets connectés à condition de leur insuffler cette capacité. Pour cela il faut donc réunir plusieurs ingrédients : l’objet, l’idée ou le besoin, les capteurs et le software.

Le potentiel des IoTs est quasi illimité. Un exemple ?  Prenons un distributeur de café ou de boisson, pas très communicant à première vue, et bien il est possible de lui greffer un ensemble de capteurs et circuits électroniques pour en faire un objet connecté. Les capteurs vont par exemple détecter si un produit est en rupture de stock, si la monnaie n’est plus suffisante, s’il y a une panne, etc. ; et si c’est le cas, la machine peut notifier l’opérateur pour que ce dernier programme son intervention. Il sera aussi possible à l’opérateur de se connecter à distance au distributeur pour avoir un état des lieux ou avoir des statistiques sur les produits consommés, Il adaptera donc son offre : ajout de nouveaux produits ou le cas contraire en retirer.

Pour les industriels et entreprises, on parle plutôt d’internet des machines (ou M2M  pour Machine To Machine), c’est le même principe, mais plus pour les machines industrielles, véhicules et robots. Les machines communiquent entre elles sans l’intervention de l’homme.
Les usages du Machine To Machine sont multiples. Ils peuvent être répertoriés en plusieurs catégories :

  • Le Supply Chain Management (la chaîne d’approvisionnement)
  • La télésurveillance
  • Le monitoring de personnes (de malades par exemple)
  • La domotique d’entreprise
  • La gestion de flotte
  • Etc

L’essor des IoTs est dû principalement à la convergence de trois familles de technologies :

  • La miniaturisation du hardware : les composants sont de plus en plus petits et performants (Processeurs, puces WIFI et Bluetooth, puces GPS, etc.).
  • L’évolution des réseaux : avec l’apparition de réseaux haut débit (3G et 4G) ou les réseaux basse consommation qui ont une plus petite portée, mais une autonomie importante (ZigBee, Zwave…).
  • Le software : avec des OS adaptés et des structures dédiées comme le Cloud. (Brillo, Windows 10 IoT, Artik de Samsung …)

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Un objet connecté ne veut pas dire forcément objet intelligent ; si un objet ne fait que transférer des états et des informations alors il est considéré comme connecté, mais si ce dernier analyse et traite (via des algorithmes précis) l’information qu’il récolte et déclenche des actions en fonction du résultat de son analyse alors il est considéré comme intelligent. Jibo par exemple est un robot immobile qui est capable de reconnaître la personne qui s’approche de lui, il pivote pour mieux la regarder et reconnaît à leur visage les membres de la famille. Il peut alors déclencher des actions en fonction de la personne qui est en face de lui.

Un objet connecté n’a pas une forme ou une taille précise. Il existe beaucoup de catégories d’objets connectés comme :

  • les wearables : C’est des objets qui se portent comme des habilles, c’est
    des montres, chaussures, casquettes qui récoltent un ensemble
    d’informations de vos mouvements et habitudes et les transfèrent vers
    votre smartphone pour restitution et analyse.
  • les trackers : sous plusieurs formes, ils sont généralement petits et se portent au poigné, sur une raquette, ou un club de golf …, ils permettent de tracker votre activité et mouvement et donner des statistiques et conseils sur votre façon de tenir une raquette par exemple.
  • les beacons : C’est des petits capteurs destinés au commerce, retail, aéroports, restaurants, hôtels, hôpitaux ou musées, permettent (via Bluetooth) d’identifier puis localiser les personnes (via les smartphones des personnes) présentes dans leurs boutiques. Une fois identifié et autorisé un système ‘push’ des informations vers votre téléphone, affichant ainsi les promotions ou plus de détails sur l’article qui est à
    proximité.

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# Écosystème autour des objets connectés

L’IoT est un véritable pavé dans la marre numérique, la multiplication des objets connectés
va faire naître le besoin d’établir de nouveaux langages et protocoles communs entre ces
différents appareils, mais pas seulement, cela va aussi bouleverser d’autres domaines comme la gestion des données générées et leur volume (Big data et BI), ainsi que la confidentialité et la sécurité de ces données.

Même les opérateurs téléphoniques devront s’adapter pour proposer aux clients ou aux entreprises une offre adéquate en terme de débit et de quota de données transmises (pour le cas des objets communiquant en 3G et 4G par exemple).

Les grands acteurs de l’informatique ont commencé à proposer des plateformes dédiées aux IoTs, plateformes (Cloud ou autres) capables de gérer et traiter la quantité extraordinaire que généreront les IoTs. C’est le cas par exemple de Google (avec le Google Cloud platform et Weave couplé à Brillo), Amazon (AWS IoT platform) , Cisco, IBM, Samsung et Microsoft
(Azure et Windows10 pour IoT) qui proposent chacun une offre dédiée. Ces grands acteurs sont conscients de la révolution que se prépare, et chacun cherche sa place et veut créer son business adapté pour cette ruée vers l’or.

Mais il n’y a pas que les grands acteurs qui ont senti le filon, beaucoup de startups fleurissent et apportent leurs contributions dans ce domaine. C’est le cas par exemple de SIGFOX, société française spécialisée dans le M2M et qui a créé sa propre technologie de communication radio UNB (Ultra Narrow Band) et qui lui permet de bâtir un réseau cellulaire bas-débit, économe en énergie.

D’ailleurs, il existe une véritable guerre dans les réseaux liés aux IoTs. Si les technologies de communication sans fil standard (RFID, WIFI, Bluetooth, Radio fréquence, GSM et satellite) sont utilisées et continueront de l’être en fonction de l’usage. Une nouvelle catégorie de réseaux sans fil fait son apparition, le but de ces réseaux est d’être économe en énergie, d’avoir une
portée suffisante, d’adresser et faire communiquer un certain nombre d’appareils et finalement de ne pas avoir de limite à la taille des données échangées. Parmi ces nouveaux réseaux, on trouve par exemple ZigBee, Zwave, Ant+, weave, Thread, LoRa etc.).

(Voir schéma des réseaux).

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Les impacts sont et seront nombreux, les frontières entre secteurs et industries vont se déplacer et devenir poreuses, par exemple un constructeur automobile pourra puiser les informations du métier de l’assurance ou de la smart city en collectant, agrégeant et analysant les données de conduite. l’IoT va accélérer la mise en place de services, les données en tant que telles représentent peu de valeur, mais leur exploitation répond à de multiples besoins : améliorer l’efficacité et réduire les coûts, rehausser le niveau de service ou développer de nouveaux services, renforcer la relation client, sécurité des données et des transfères, etc.

La quantité de data générée par les IoTs va créer un besoin important en analytique, et les croisements entre informations seront possibles (si en OpenData) entre différents secteurs si ces derniers ouvrent leurs banques de données.

# Les secteurs qui portent l’internet des objets

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Si, aujourd’hui, on ne voit essentiellement que la partie grand public des objets connectés, ceci
devrait changer dans les prochaines années, car de nombreux secteurs commencent à s’équiper et à utiliser ces petits concentrés de technologies (assimilables à des neurones). Voici quelques exemples de secteurs qui seront métamorphosés par les IoTs :

La santé, un des grands axes des objets connectés. Avec un bracelet connecté, une balance, thermomètre ou un tensiomètre, vous pouvez réaliser vos mesures à domicile et effectuer un suivi depuis votre tablette et smartphone. En suite libre à vous de communiquer les informations collectées à un médecin qui pourra ajuster les soins ou établir un
diagnostique en fonction des résultats obtenus. Autre fonction au succès grandissant, la fonction de gestion du sommeil, présente sur des bandeaux et matelas connectés. Elle vous permet de connaître les différentes phases de votre sommeil et de vous conseiller pour en améliorer la qualité.
Chaque jour nous voyons débarquer de nouvelles inventions connectées comme les piluliers, les analyseurs de glycémie, etc.

Le sport. Pas besoin d’en écrire des tartines, c’est le secteur qui a ouvert la marche. Avec une montre ou un bracelet connecté, vous pouvez comptabiliser les pas, les kilomètres, le nombre de pompes et les calories brûlées (Quantified self), vous accédez à des statistiques, à votre historique, à vos records, et vous pouvez synchroniser vos résultats sur votre smartphone ou votre tablette. Il vous est possible d’avoir un coach virtuel ou réel, mais online et de vous fixer des objectifs. Ce genre d’objet connecté permet de s’étalonner et de se motiver. Il existe aussi des capteurs pour le golf, natation ou pour le tennis, avec chaque fois l’ambition de mesurer, analyser et améliorer vos performances sans oublier l’option de partage sur les réseaux sociaux.

La domotique, immotique, domotique d’entreprise et la sécurité. C’est un des domaines où les IoTs sont les plus présents. Les caméras de sécurité, qui vous permettent de contrôler votre domicile à distance et vous alertent en cas d’intrusion. Les ampoules connectées ou encore les thermostats (Nest) grâce auxquels vous pouvez régler à distance la température de votre maison avant d’y arriver. Les immeubles commencent aussi à s’équiper d’objets connectés et intelligents (on parle d’immotique) leurs permettant d’optimiser la consommation électrique, de surveiller à distance les lieux ou d’avoir état des lieux des ascenseurs, des capteurs de fumée, etc. Les entreprises ne sont pas en reste, elles aussi se font envahir par ces nouveaux bidules leur permettant de gérer efficacement leurs sécurités, consommation électrique, alerte de température de salles serveurs, etc.

L’énergie. Cette catégorie rassemble les objets connectés qui vont vous permettre de mesurer, régler et optimiser la consommation énergétique. Un thermostat connecté vous permettra de régler à distance la température ambiante, d’optimiser le chauffage en fonction du moment de la journée, de la météo et de votre temps de présence, etc. On voit également apparaître de plus en plus de solutions complètes à base de capteurs reliés en mode sans fil à une centrale, pour réduire la consommation électrique. Détecteur de présence qui contrôle l’éclairage, ferme les volets ou déconnecte le chauffage dans les pièces non occupées. Ces objets permettent aussi de faire le suivi de la consommation en temps réel et les champs d’applications sont nombreux et variés.

– Les smart cities. Les smart cities (villes intelligentes) sont un secteur qui commence à prendre de plus en plus d’ampleur. C’est utiliser les IoTs pour améliorer la qualité des services urbains ou encore réduire les coûts.
Sécurité, éclairage, gestion des parkings, suivi et optimisation des transports, gestion des jardins publics… les domaines d’application sont nombreux et d’autres sont encore à équiper et numériser. Barcelone, par exemple, s’est lancée un défi : devenir le modèle universel de la ville intelligente, comment ? En mettant en place un ensemble de dispositifs connectés comme des poubelles, lampadaires connectés, pubs géolocalisées et gestion des parkings, etc. Pour ce secteur il suffit de se balader en ville et imaginer le potentiel des IoTs : Gares, Aéroports, entrepôts, station-service …

Retail & Commerce. Des panneaux publicitaires qui s’adaptent à la personne ou au groupe de personnes à proximité, en analysant soit leurs physionomies soit le contenu de leurs smartphones. Des objets physiques (chaussure, bijoux …) qui transmettent des informations sur leurs prix, les promos, provenance ou encore leur disponibilité stock via des Beacons.
Le retail et le commerce sont donc eux aussi touchés de plein fouet par la révolution IoT et cela va profondément changer notre habitude d’achat.
Pour améliorer l’expérience du consommateur et le fidéliser, les fabricants peuvent penser à des services innovants, comme par exemple une application installée dans un magasin qui détecte si le client est indécis et lui envoie un message sur smartphone, afin de les diriger vers les produits leur correspondant et les moins onéreux. Les vendeurs peuvent aussi analyser le temps que passent les consommateurs sur un rayon et le croiser avec les ventes de ce rayon et en fonction du résultat, ils peuvent par exemple changer la position du produit si ce dernier ne se vend pas bien.
Mais au-delà de nos habitudes, les IoTs vont aussi permettre de mettre en place une analyse prédictive des ventes et donc une meilleure gestion du stock et du ravitaillement.

Automobile et transport. De nombreuses applications et solutions voient le jour pour rendre nos véhicules de plus en plus connectés.
Diagnostic (via OBD2), boîtier connecté et intelligent capable d’analyser en temps réel toutes vos données de navigation (accélération, vitesse, freinage) et de vous alerter sur d’éventuelles pannes moteurs ou incidents qui pourraient avoir lieu. Mais la véritable révolution est la voiture autonome, la voiture est bardée de capteurs et d’intelligence lui permettant de rouler en toute sécurité. Mais la voiture autonome n’est qu’une première étape : le transport de marchandise autonome, optimisation des routes et délais de voyage, le zéro accident sont l’objectif ultime de cette révolution.

Le milieu industriel. Un autre secteur où l’objet connecté prendra sa pleine mesure. L’IoT dans l’industrie permet un travail plus sûr et plus efficace. Une étagère communicante donnera des informations en temps réel beaucoup plus exploitable pour la chaine logistique. Les IoTs permettent de suivre la performance en temps réel et ils permettent aussi à plusieurs objets de communiquer entre eux, optimisant ainsi les temps de latence entre les processus de fabrication et ravitaillement.
Prenons par exemple un capteur de mouvement (ou température) sur un bras robotisé, le capteur recueille les informations du mouvement du bras, si ce dernier effectue un mouvement jugé différent de son habitude, alors un système intelligent d’analyse remontera l’alerte à l’opérateur pour vérification.

# Les risques et problèmes liés aux IoTs : (sécurité, confidentialité, manque de standard)

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Revers de la médaille, plusieurs aspects liés à la jeunesse de la technologie font encore peur et
certains risques pèsent sur l’usage des objets connectés et plus les technologies se diversifient et plus les contournements (Hack) se multiplient. (à cause de l’utilisation par d’OS open source – par exemple).

Si on pense tout d’abord aux données générées, il  existe d’autres risques à prendre en compte.

Les IoTs reposent sur des technologies existantes, et ces technologies ne sont pas toujours maîtrisées par l’utilisateur final voir même les fabricants.

le Cloud, les réseaux sociaux, sans parler des usages mobiles (smartphones). Avant que les objets connectés ne submergent nos quotidiens, il serait judicieux de se poser les questions suivantes :

Quel type de communication est utilisée (3G, Wi-Fi, etc.) pour la transmission ? Peuvent-elles être interceptées ?Les nouveaux protocoles de communications (ZigBee, LoRa, etc) sont-ils fiables et sécurisés ? Quelles sont précisément les informations personnelles ou sensibles que mes objets transmettent (position, usage, etc.), pour l’e-Santé par exemple ou en entreprise ? Mes données sont-elles conservées, stockées ? Si oui par qui ? Comment sont-elles analysées ? Mes données sont-elles commercialisables sans mon accord explicite ? Les Datacenters qui hébergent ces données sont-ils suffisamment sécurisés ?Existe-t-il un standard pour régir cette
révolution ?

Malheureusement, il n’y pas de réponse simple ou recette miracle, la sécurité et la confidentialité sont de vrais risques et cela à plusieurs niveaux. La qualité et le niveau de sécurité dépendent des constructeurs et leur transparence, mais aussi des développeurs, des prestataires Cloud, des agrégateurs de données… Je dirais que cela concerne tous les acteurs de la chaine IoT.

Comme pour tout système communiquant, ils sont sujets à des risques de Hack, de fuite de donnée et utilisation malhonnête des données, soit pas le fabricant lui-même soit par tout acteur de la chaine et la responsabilité doit être clairement définie pour tous ses acteurs.

S’il existe des notions comme le privacy by design qui permet de penser et de prendre en compte le respect de la vie privée et de protection des données dès la conception; cela reste au  bon vouloir du concepteur et il n’y a pas d’obligation à le faire.

L’IoT est encore à ses débuts et il est impossible d’anticiper l’étendue de son évolution. Le cadre juridique est donc lui aussi très faible et repose sur des textes existants qui doivent être revus pour répondre aux nouveaux besoins et contraintes des IoTs.

# L’IOT pour les développeurs

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Si vous pensez que programmer un objet connecté était réservé à des personnes qui maitrisent les notions d’électronique, et que quelqu’un qui vient de l’informatique de gestion, mobile, e-commerce ou du web aurait du mal à se lancer dans ce domaine … et bien vous avez tort ! J’ai appris avec quelle facilité déconcertante on peut programmer sur Raspberry Pi, en créant par exemple un petit programme qui transforme du texte en morse et allume une diode en fonction du morse généré.

Les cartes :
Il existe de nombreuses cartes et kits de développement pour les objets connectés. Raspberry Pi, Intel Galileo, Arduino, Beaglebone Black, etc, sont autant de cartes pour commencer dans l’univers des IoTs. Il faut savoir que le prix dépasse rarement les 50€ pour les cartes seules. Mais il existe des kits (carte, des composants électroniques, des capteurs – voir AdaFruit) qui
dépassent les 100€.
Il faut aussi savoir qu’il y a principalement 2 types de cartes : les micros ordinateurs (Raspberry) et les cartes microcontrôleurs programmables (Arduino).

Puisqu’il y a une sortie vidéo (HDMI) il est possible de brancher la RPi à un écran, on parle alors de Headed device et dans le cas contraire on parle de Headless device. Si vous programmez, par exemple votre RPi comme guichet bancaire, alors on va parler de Header device. Si au contraire vous programmez une station météo qui capte les données et les transferts au
Cloud, alors on parle de Headless.

La force de cette carte réside dans sa connectique et interface de communication avec les circuits électroniques. GPIO (General purpose Input/Output), I²C, SPI, Sortie PWN etc. Il vous est possible via cette connectique de brancher tout un tas de composants électroniques : LED,
servomoteur, moteur pas à pas, et toute une myriade de capteurs ou de Hat (une autre carte plus petite qui si pose sur la carte principale): pression; température, mouvement, etc., etc.
Donc indépendamment du langage de programmation ou de l’OS installé, pour communiquer avec des composants électroniques il faudra passer par ses interfaces et là encore c’est très simple, par exemple pour le GPIO, il suffit de dire quel numéro de PIN (5 par exemple) quel PIN de voltage (3.3V ou 5V). S’il y a un voltage sur le PIN 5 alors le circuit est considéré comme ouvert et s’il n’y a pas de voltage, le courant circule et le circuit est considéré comme fermé.

Si le GPIO est simple à comprendre et à programmer (ouverture ou fermeture de PIN); l’I²C et le SPI sont plus compliqués, car il faudra formater des messages, ouvrir un PIN et transférer le flux et pour la lecture, il faudra faire le chemin inverse : ouvrir un PIN, recevoir un flux et le transformer en message. Pour le SPI et l’I²C il faudra avoir la notice du fabricant du capteur.

Les OS :
En matière de logiciel et d’OS, le choix est très vaste, entre les systèmes d’exploitation dédiés (Windows 10 pour IoT) et les portages de systèmes Linux optimisés pour le pilotage des objets connectés (Rasbian), quelques systèmes sortent du lot en fonction du besoin que l’on a. Cela va du simple média center qui gère également tous les composants intelligents de votre maison à partir de votre télé, au système d’exploitation avec déploiement simultané sur plusieurs objets.

https://ms-iot.github.io/content/en-US/win10/StartCoding.htm

Les langages de programmation :
Sous Linux, Python est LE langage de programmation. Il est relativement facile pour les débutants, tout en permettant de créer des applications business de qualité professionnelle. Un environnement de développement basique, mais efficace. Le tout est accessible sous licence Open Source et livré gratuitement avec Raspbian. Un autre point fort est la communauté qui existe au tour de ce langage et beaucoup d’exemples sont accessibles sur le net.
Autre avantage de Python, c’est un interpréteur. Le code se veut ainsi plus facile à déboguer et à maintenir que celui compilé en langage machine. De plus, le code créé sur un PC x86 installé sous Linux devrait fonctionner directement sur Raspbian. La portabilité du code Python adapté à Windows demeure pour sa part plutôt bonne. Une valeur sure donc, en cinquième position du classement Tiobe des langages de programmation de juillet 2015.

Sous Windows 10 pour IoT, il vous est possible de développer avec vos langages habituels : C# ou VB.net sous Visual studio (community edition – gratuite). Vous pouvez soit choisir les templates projet UWP (Universal Windows Plateform) basé sur XAML ou template de projet console. Le premier est pour les applications Headed, càd avec une IHM qui s’affichera sur un écran; le 2éme est pour les applications headless. Visual studio vous permet aussi de profiler et debugguer vos applications.
Même si l’OS offre un écosystème complet : consommation de services Azure, web, utilisation de base de données, interfaces riches et animées avec XAML, … il présente quand même certaines limitations par exemple le PWN qui n’est pas pris en compte. De plus, la communauté est encore très réduite à cause de la jeunesse de l’OS. Mais Microsoft travaille sérieusement sur le sujet et étoffe de jour en jour son offre IoT : Cloud, mis à jour de l’OS, code open source pour certains capteurs et exemple sur le net.

Les autres moyens pour développer :
Il existe beaucoup d’autres moyens de développement et cela en fonction des OS ou de vos langages de prédilection. Il vous est donc possible de programmer des applications en utilisant Node.JS si vous êtes sous Raspbian ou encore développer en Java.
Node.Red d’IBM est une autre façon de programmer graphiquement des applications rapidement et simplement.
Finalement sachez que de plus en plus de constructeurs et d’éditeurs créent leur propre OS, c’est le cas par exemple de google qui a annoncé son nouvel OS dédié (+ SDK +Weave) à l’IoT : Brillo.

Les plateformes Cloud :
En parallèle des plateformes de développement, se développent les plateformes Clouds. De nombreux fournisseurs proposent un modèle dans le Cloud dédié à l’IoT.SAP, Amazon, Microsoft, Google, Samsung et beaucoup d’autres ont commencé à adapter leurs offres pour mettre à disposition de l’IoT la puissance de calcul et de stockage de leurs plateformes. Ces offres réutilisent les briques déjà en place comme le traitement temps réel, Queus, le stockage ou l’analyse de données et rajoutent une couche pour la connectivité et quelques algorithmes pour l’intelligence. Le but de ces plateformes est de proposer des services centralisés sous forme de Hub pour gérer tous les éléments liés aux IoTs.

# Opportunités et débouchés pour les ESN

Au-delà des prévisions de croissance du marché des IoTs, c’est une nouvelle révolution qui est engagée, qui permettra de nouveaux gains de performance et de productivité, et qui fera évoluer les business modèles des entreprises grâce à la création de nouveaux services et de nouveaux usages.

Cette révolution combine trois éléments : le réseau, des objets physiques (appareils mobiles, capteurs et autres objets connectés…) et un troisième élément, moins visible, mais essentiel : les services (Prototypage, traitement de données, conseil, UX, déploiement Cloud,
sécurité, audit…).

C’est sur ce troisième axe que SQLi doit se positionner, en proposant une offre packagée (voire clé en main). Avec sa diversité technique et son expérience sur les métiers du e-commerce, le développement mobile, le Cloud, la BI, le digital retail ou encore la santé, SQLi peut se positionner rapidement et proposer à ses clients une offre riche et adaptée.

# Conclusion

L’Internet des Objets n’en est qu’à ses balbutiements, mais il est impossible d’ignorer l’importance que cette tendance va prendre dans la société et dans nos entreprises. Il est LE VIRAGE technologique à prendre. La plupart des avancées nécessaires à son expansion et son déploiement ont déjà été mises en place et beaucoup de fabricants, startups et organismes ont commencé des déploiements à petite échelle. Tous les secteurs sans exception seront touchés par cette onde de choc. Mais certains freins persistent, comme le juridique, l’éthique ainsi que la sécurité des données et de la communication.

Pour les développeurs, il est très simple de commencer à programmer et de manipuler les différents capteurs grâce aux nouveaux micro-ordinateurs et la communauté très active sur le Web.

Pour les ESN, il est important que ces dernières proposent une offre dédiée pour les IoTs : étude de marché, conseil, UX, prototypage, accompagnement sur le Cloud, BI, etc. Et cela, pour mieux adresser des marchés en pleine croissance.
Quelques liens utiles :

https://initialstate.com/learn/
http://www.instructables.com/
https://www.hackster.io/
https://azure.microsoft.com/fr-fr/blog/mydriving-an-azure-iot-and-mobile-sample-application/

Quelques Vidéos :

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